• MAGNA MATER & MYSTERIUM MAGNUM

    MAGNA MATER

    A Mademoiselle A. G., respectueusement.


    Matrice du Cosmos, Arche des Univers,
    Vase d'élection des ardents Elohim,
    Nourrice des Titans, reine du vaste Ether,
    Mère des cieux profonds et Thummim de l'Urim,

    Tu portas en tes flancs et l'Olympe et l'Hadès,
    qui jamais ne sombre au sein des grandes ondes,
    O toi qui vis surgir, à l'aurore du monde,
    De tes flancs fécondés, l'éblouissant Phanès !

    Comme un tison couvant sous la cendre propice
    Et qu’un souffle léger attisera soudain,
    L’univers, sommeillant au creux de tes abysses,
    Autrefois s'éveilla sous le souffle divin.

    Miroir immaculé du Soleil de Justice,
    Arche des Univers, Temple du Saint-Esprit,
    J’implore ton secours, Vierge consolatrice
    Qui sais de quel limon ton enfant fut pétrit !

    Tu sais mes reniements, mes menteuses promesses,
    Tu sais mes désespoirs et mes tardifs remords...
    Ne laisse pas ton fils, Toi, la Toute-Tendresse,
    Descendre le sentier de la seconde mort.

    Gloire et respect à toi, lampe des exilés,
    Vase d’élection de la divine Hostie,
    Mystique sanctuaire, asile inviolé
    Des éternels concepts et des théophanies !






    MYSTERIUM MAGNUM



    Le Jour ne luttait point avec la Nuit funèbre,
    Le Nombre n'était point sorti de l'Unité :
    Sans attributs, sans loi, sans nom, sans qualités,
    Hors de toute clarté, hors de toute ténèbre,
    L'Eternel reposait en Son éternité !...

    Dans l’insondable Abîme où la divine algèbre
    Allait préfigurer toute création,
    Attendant le " Fiat " qui les fît ce qu'ils sont,
    Le Jour ne luttait point avec la Nuit funèbre !

    Les Trônes, les Vertus et .les Principautés ,
    N'unissaient point leurs Chœurs, dans le vaste silence ;
    Rien n’avait fait frémir les flancs du gouffre immense,
    Le Nombre n’était point sorti de l'Unité !

    Celui que nul ne vit en Sa réalité,
    Le seul qui sache, au vrai, ce qu'est la solitude,
    Savourait en secret sa propre plénitude,
    Sans attributs, sans loi, sans nom, sans qualités...

    Toi que craint le démon, Toi que l'ange célèbre
    Et que l’homme bénit et maudit tour à tour,
    Nul, jamais, n'a forcé Ton mystique séjour,
    Hors de toute clarté, hors de toute ténèbre !

    Au-delà du Latent et du Manifesté,
    Avant les univers dont Il fixa le terme,
    Avant l'aube première, avant le premier germe,
    L'Eternel reposait en Son Eternité !

    poèmes ici;Livres et Textes mystiques à lire : Religion - Esotérisme - Témoignages - Discernement


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