• Chasse aux sorcières

     
    Chasse aux sorcières dans les campagnes
     
    A peine finies les guerres de religion, le pouvoir royal , en compagnie des écclésiastiques tentent d'éradiquer un autre sujet ,"la sorcellerie". Aprés avoir illiminés , les cathares ,les vaudois, les chevaliers du temple , certains moines qui n'étaient pas d'accord avec le clergé bref une liste de personnes qui fesait trop d'ombre à ce "beau" petit monde cléricale qui avait cette soif de pouvoir.
    Premières visées : les femmes biensur, ces femmes gardiennes de la culture rurale. La chasse aux sorcières participe à cette volonté d'acculturation, qui diabolise la culture paysanne traditionnelle.Les femmes accusées de sorcellerie sont souvent sages-femmes ou guérisseuses, dépositaires d'un savoir et d'une pharmacopée ancestrales. La population, essentiellement rurale, n'avait guère d'autre recours pour se soigner, mais ces méthodes magiques heurtent la pensée rationnelle de la Renaissance.

     

     Vers 1326, le pape Jean XXII rédige la bulle Super Illius Specula, qui range la sorcellerie parmi les hérésies. En 1484, le pape Innocent VIII lance le signal de la chasse aux sorcières en rédigeant une bulle papale qui organise la lutte contre la sorcellerie et élargit la mission de l'Inquisition aux « praticiens infernaux ». La persécution est véritablement lancée à grande échelle après la publication en 1486 du Malleus Maleficarum, par Heinrich Kramer et Jacques Sprenger, deux dominicains. Il s'agit d'une enquête commanditée par l'Inquisition qui décrit les sorcières et leurs pratiques, et les méthodes à appliquer pour les reconnaître. Le Malleus Maleficarum, ou "Marteau des sorcières" en français, est un véritable succès : en 30 ans, il est réédité plus de vingt fois. Bien que rapidement rejeté par l'Inquisition, le manuel rédigé par les deux Dominicains servit de référence à la justice séculière qui jugeait les sorciers.Les victimes des procès en sorcellerie sont à 80 % des femmes, et appartiennent en majorité aux classes populaires. Les condamnations pouvaient parfois être étendues à leurs enfants, surtout s'il s'agissait de filles. Les juifs, homosexuels, marginaux et « errants », pauvres hères et vagabonds, « gens du voyage » font aussi partie des victimes et la liste est longue malheureusement ..

    Dans la France des XVIe et XVIIe siècles, la sorcellerie apparaît comme une réalité rurale qui touche de petites gens, alors que les affaires de possession diabolique concernent surtout des citadins issus de milieux aisés : il s'agit de deux phénomènes distincts, à aborder séparément.

    La présence des sorciers n'est pas une nouveauté à la Renaissance. Au Moyen Age, leur existence allait de soi, parce que l'univers de la magie, donc la présence des magiciens, s'imposait à tous, prêtres compris ;et oui la magie était demandé en ce temps là , pour toutes ces personnes qui voulaient ceci ou celà et çà par la magie , tout était bon pour arriver à leurs fins. En outre, l'idée même de sorcellerie n'était pas, ou peu, reliée au démon. Mais la démonologie est inventée au cours du XVe siècle par quelques clercs, qui voient Satan mener le bal des humains et qui entendent, pour l'en empêcher, éliminer ceux qu'ils considèrent comme ses alliés, les sorciers. Ces messieurs voyaient Satan partout , il aurait mieux fallu qu'ils soient soigner pour débilité ou paranoia ..ou encore hallucinations collectives...mais bon la psychiatrie n'existait pas encore en ce temps là , dommage...quelques têtes religieuses auraient eue besoin de quelques séances .

    Pendant les décennies qui ont suivies, la démonologie est théorisée dans des ouvrages imprimés, dont les plus importants sont le Malleus maleficarum (1486), et la Démonomanie des sorciers (1586) de Jean Bodin : les devins guérisseurs locaux sont ainsi transformés, du moins aux yeux des auteurs de ces ouvrages et de nombre de leurs lecteurs, en sorciers démoniaques. La réalité n'a pas changé, mais sa perception s'est profondément modifiée.

    La première chasse aux sorcières en France aurait été  expérimentée dans les Alpes, plus précisément dans le Briançonnais, entre 1428 et 1447 : près de deux cents personnes sont poursuivies et plusieurs sont pendues, noyées ou brûlées pour ce crime nouvellement défini. On observera que la chasse aux sorcières commence en France lorsque cesse la chasse aux hérétiques : le dernier pasteur protestant condamné à mort l'est en 1567 à Avignon, et les premières accusations contre « un nombre infini de sorciers » apparaissent en Ile-de-France entre 1572 et 1574, émises aussi bien par les catholiques que par les protestants, tous ennemis du démon. Mais les dates entre 1428 et 1447 s'oublient...

    Les mythes sataniques s'installent dans les esprits en même temps qu'un catholicisme de la peur, développé par la Contre-Réforme, qui conduit les élites sociales, donc les juges, à s'intéresser aux agissements de certains humains tentés par Satan, pour se protéger de l'emprise de celui-ci. Ce n'est pas la sorcellerie qui augmente à cette époque : c'est la perception qu'en ont les élites sociales qui se modifie. De tolérée, voire partagée, elle devient crainte, qu'il faut supprimer.La justice définit la sorcellerie démoniaque comme le plus grave des crimes, car les maléfices des sorciers rompent l'équilibre voulu par Dieu, que le roi se doit de préserver. La sorcière paraît concentrer toutes les turpitudes du monde : apostasie, sodomie, débauche sexuelle, infanticide, blasphème, destruction des familles et mise en cause de la puissance paternelle.

    A partir de 1682, la sorcellerie cesse d'être considérée en France comme un crime, donc d'être poursuivie en justice. Elle ne pas disparaît, loin de là, mais le regard porté sur elle par la société, surtout par les élites, notamment les juges, change. Les vieilles croyances magiques perdurent chez une grande partie de la population. La fin des bûchers ne signifie pas la fin de la sorcellerie et de la magie, désormais voilées mais toujours agissantes. Les mentalités magiques continuent à prédominer dans nos campagnes, où de nombreux actes de la vie privée ou professionnelle sont accompagnés de superstitions et de maléfices.En réalité, il n'était sans doute pas possible d'éradiquer profondément les croyances populaires ni les traditions, mais simplement , elles ont été contraintes à se faire plus discrètes.

    Je ne dis pas non plus qu'il n'y a pas un coté obscure dans la sorcellerie car ce coté existe vraiment , mais je dis que bien des personnes ont été victimes de cette chasse aux sorcièr(e)s à cause de l'absurdité d'hommes qui non seulement étaient croyants et parlaient en son nom :"dieu"et ils avaient le pouvoir d'inculper , de juger , de torturer et d'assassiner.
    A mon avis ils avaient oublié le 6ème commandement de la table des 10 commandements " tu ne tueras pas " ...
    Mais bon comme une personne que j'affectionne énormément le dit si bien  : Plus ils parlent au nom du Christ , plus ces gens sont Anti-Chrétien " ma foi c'est vrai , ils mettent en avant dans leurs paroles un nom pour qu'ils n'aient pas à se culpabiliser de leurs crimes....

  • Commentaires

    1
    Lylianne
    Jeudi 2 Décembre 2010 à 17:53
    C'est le premier site que je visite qui est autant de détaille. Je traite en partie la "chasse aux sorcières" pour un résumé alors ton article m'aide beaucoup ^^ merci !!
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